2 août 2016

Le départ (en vacances)

Fig 1. Illustration de qualité
Voilà, j'ai quitté notre appartement pour rejoindre mes parents chez mon frère sur Vienne. J'attends patiemment que le panneau d'affichage se décide à m'indiquer sur quel fauteuil près de quelle porte je dois asseoir mon royal fessier. Et pour parfaire le cliché, je suis entrain de manger un sandwitch triangle qui doit être de qualité très supérieure étant donné qu'il m'a coûté environ deux bras et un rein.

Jusqu'à 10 minutes avant mon départ de l'appartement, je réalisais pas ce que ce "départ" impliquait. Puis j'ai essuyé trois verres et plié une serviette et je me suis dit que punaise, c'était une des dernières fois que je mettais mon appart au propre. Que quand je reviendrai dans 4 semaines, il serait à moitié vide des affaires de monsieur (bon ok, plutôt au quart vide vu la bordélique accumulatrice de trucs que je suis!) et qu'il faudrait commencer à faire les cartons, poser le préavis de départ, trouver un nouvel appart, résilier edf et internet (et patati et patata toute la journée ça n'arrête pas on connait le refrain...).

Comme vous le savez si vous avez lu mon blog depuis le début, je traverse une sévère phase de schizophrénie au point où mes copines ne savent plus si je rigole ou si je pleure quand je les appelle de bon matin. Ce soir, dans le terminal 3 de l'aéroport, je dois gérer Leah l'énervée, Leah dépressive et Leah l'optismiste, autant vous dire que pour partager le siège de la compagnie low cost à trois ça va pas être de la tarte !

Leah l'énervée en veut (mais tellement!!!!) à monsieur l'ex de lui gâcher ses vacances, elle qui se faisait une joie à l'idée d'avoir enfin de vraies vacances (comprendre, qui durent plus de deux semaines), elle qui se faisait une joie à l'idée de quitter son boulot, elle qui se faisait une joie à l'idée de valider la première année de son diplôme, elle qui se fait plus aucune joie de rien tellement sa vie est devenue compliquée !

Leah la dépressive est à la limite de reprendre le RER dans l'autre sens pour rentrer chez elle et le supplier de revenir, qu'elle sera prête à se faire des jolies boucles tous les jours, qu'elle l'embêtera plus quand il oubliera les clés dans la serrure, qu'elle saura lui prouver que le couple ça peut être trop bien en fait et que l'amour ça triomphe de toutes les bêtises non ?

Et Leah l'optimiste qui a bien du mal à faire entendre sa voix tellement la furax gueule comme un putois et la malheureuse mouche comme un canard (oui il faut m'entendre me moucher pour le croire! Mes parents ont pas pris l'option discrétion à la naissance). Qui essaye de dire aux deux autres avec sa petite voix que quand même, on a pas le droit d'être triste quand on part en vacances, pas le droit de s'énerver quand on a autant de gens qui prennent soin de nous au quotidien, et que flûte de zut la vie ne s'arrête pas à un garçon et qu'on peut pas se proclamer féministe à longueur de journée et être dépendante à ce point d'un mec !

Je les laisse débattre encore un peu en finissant ma bouteille d'eau à 18€ puis faudra bien qu'elles se décident, parce que y'aura pas la place pour 15 personnes dans cet avion...

Fig 2. On est plusieurs dans ma tête

1 commentaires:

Lectorinette a dit…

Ahah j'adore la fin de cet article ^^ !

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