24 juillet 2016

Le dixième jour du reste de ma vie

Fig 1. "Femme à sa toilette" De Toulouse-Lautrec
Il me manque.

J'essaie de refouler mes sentiments depuis plus d'une semaine. J'essaie de le faire descendre du piédestal sur lequel je l'ai placé depuis qu'il est rentré dans ma vie, il y'a plus de 15 ans. J'y arrive la plupart du temps, mais il y a toujours ce détail, cette musique, ce mot, qui me ramènent à lui.

Il y a tant d'anecdotes que j'ai cru oublier et qui me reviennent à présent. Elles me réchauffent le cœur un instant par leur tendresse et je ressens comme un plaisir nostalgique de retrouver ces vieilles amies que j'avais perdu de vue. Puis la réalité nous rattrape, on a tellement changé qu'on a plus rien à se dire elles et moi, on essaye d'échanger un moment mais on ne se comprend plus, et bien vite elles s'en vont et me laissent seule face à cette nouvelle réalité que j'ai décidément du mal à admettre.

Il me manque.

Je me suis toujours targuée d'être en couple avec mon premier et grand amour. Vous savez, CE garçon dont on a été amoureuse trop jeune et trop fort, avec qui on a vécu une histoire plus ou moins à la hauteur de nos espérances, et auquel on continue de penser de temps à temps avec une grosse dose de douceur et de regrets. On s'est aimés, on s'est éloignés, on s'est embrassés, on s'est quittés, mais à chaque désillusion sentimentale, c'était plus fort que nous, on revenait l'un vers l'autre et on pouvait discuter des nuits entières après 6 mois de silence radio. Jusqu'à ce que je me rende à l'évidence, il y a près de 10 ans.

Se mettre en couple avec son meilleur ami, ça a une flopée d'avantage tant que tout va bien. Le jour où il vous quitte, c'est la double peine, vous en prenez pour 20 ans de malheur (au moins!). Aujourd'hui, outre sa délicatesse et son parfum, c'est son amitié qui me manque le plus. J'ai parfois l'impression que la seule personne qui pourrait m'aider à surmonter la rupture c'est lui. Il a été mon confident plus que quiconque tout au long de ces années, m'a aidé à surmonter les peines d'amitié, les deuils et les désillusions de la vie d'adulte.

Il me manque.

Je garderai toujours une tendresse infinie pour lui. Je le détesterai un peu, le maudirai souvent, mais je ne cracherai pas sur notre histoire ou sur nos souvenirs. Je continuerai à recevoir leurs visites avec ce même plaisir mélancolique, en espérant que la douleur qu'ils laisseront en partant sera moins intense et plus fugace avec le temps.

1 commentaires:

Lectorinette a dit…

J'aurais pu écrire tout ça ... Merci de m'avoir conseillé ton blog ! (Tiffany)

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